Les principaux acteurs du crowd-funding aujourd'hui

Le crowdfunding, ce nouveau type de crédit venu du web

Les banques ne sont plus les seules à  proposer des crédits ; l’évolution du web et de ses communautés sur internet offrent maintenant de nouvelles opportunités pour tous et grà¢ce au crowdfunding par exemple.

un petit clic pour ma veille

Le crowdfunding, un financement collectif

Une récente statistique montre que près de 1.5 milliards d’internautes sont régulièrement présents sur les réseaux sociaux de notre petite planète bleue. Ces communautés virtuelles occupent en conséquence aujourd’hui une part toujours plus importante dans notre vie de tous les jours.

En y réunissant des personnes qui partagent les mêmes centres d’intérêt, il n’y a donc rien d’étonnant alors que des idées puissent y germer et des projets se développer en leur sein. Combiné à  l’évolution des sites web, il n’a donc ainsi jamais été plus simple de fédérer les efforts individuels au sein d’une communauté. La taille n’est donc plus un point bloquant et une personne seule peut désormais, grà¢ce à  la puissance d’internet, profiter de son réseau d’amis virtuels pour réaliser des projets jusqu’alors impensables.

Réunir et organiser les membres d’un réseau dans un tel objectif est appelé en anglais le croudsourcing. En utilisant cette même force pour collecter des fonds, ce principe s’étend logiquement au financement de projets. On parle alors de crowdfunding ou, en français, de financement collectif.

La communauté plutôt que les banques

Les petites rivières font les grands fleuves et, dans le cas du financement colllectif sur internet, ce n’est certainement pas Barak Obama qui le contredira. Lors de la course présidentielle de 2008, il a récolté plus de 265 millions de dollars de fonds privés versés par plus de 1,5 millions de personnes et plus de 90% des donations étaient inférieures à  100$.

Aujourd’hui, plus de 500 sites web se positionnent sur ce segment. Ils souhaitent ainsi proposer une vraie alternative de financement des banques et en particulier là  où celui-ci peut se révéler difficile à  trouver : l’art, la culture, un projet personnel, le démarrage d’une start-up, le lancement d’un produit, … Ils financent aujourd’hui des millions de projets au travers du monde et auraient réussi à  capter globalement près de 3 milliards de dollars en 2012.

Les principaux acteurs du crowd-funding aujourd'hui

Les principaux acteurs du crowd-funding aujourd’hui

Selon le positionnement de ces sites, les montants des prêts vont habituellement de quelques francs et peuvent dépasser le million de francs.

Les défis du crowdfunding

Là  où jusqu’alors la banque se révélait souvent être le seul interlocuteur, le crowdfunding chamboulent les modèles économiques établis en pratiquant la désintermédiation sur le marché du crédit. C’est d’ailleurs un thème qui focalisent l’attention les gendarmes des marchés financiers, comme la SEC, la FSA, la FINMA et l’AMF qui ont annoncé en 2013 leur intention de réguler et surveiller ces activités.  Le risque que de telle plate-formes deviennent des machines à  laver l’argent sale va de pair avec leur succès et les montants conséquents qui s’entremêlent sur ces “hubs” financiers.

Derrière le principal acteur de ce segment qu’est Kickstarter, KissKissBankBank, My Major et Ulule sont les sites les plus souvent référencés sur le marché francophone. En Suisse, moins d’une dizaine de site de crowdfunding sont localement actifs comme par exemple 100-days, cashcare, c-crowd, wemakeit et récemment wiseed.

La forte concurrence qui anime ce segment tend définitivement à  confirmer le bel avenir promis au financement coopératif. Il s’agit donc d’une nouvelle et bien réelle alternative pour accéder au marché du crédit et ceci pour particuliers ou entreprises confondus. Alors si vous avez un projet qui vous est cher, pourquoi n’utiliseriez-vous pas ce nouveau mode de financement ? Les opportunités sont là  et ne demandent qu’à  se développer … en particulier dans ce nouveau contexte économique post-crise financière.

 Ndlr. Cet article a également été publié dans l’édition de décembre du nouveau trimestriel  Grand Genève Magazine

Veilleur et spécialiste en cybersécurité

1 Comment

Comments are closed.

Newsletter

Me suivre: