La titrisation

Au coeur de la crise actuelle du subprime, la technique financière de titrisation est clairement pointée du doigt. Cette semaine plusieurs journaux financiers reviennent sur ce procédé.

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La Tribune publie un article vulgarisé présentant les origines, la construction, les risques et, bien entendu, les dérives potentielles découlant de ce type de technique financière.

La titrisation a vraiment démarré dans les années 80 du siècle dernier. Elle consiste en la cession par une banque d’un ensemble de ses crédits à  des investisseurs, à  travers une structure qui achète ces crédits à  la banque et émet des obligations pour les financer. Les investisseurs qui achètent ces obligations sont remboursés en intérêt et principal par le remboursement des crédits.

De ce fait, le financement et le risque attachés aux crédits sont assurés par les porteurs d’obligations. Avantage pour la banque: elle dégage son bilan et peut consentir plus de crédits. Avantage pour les investisseurs: ils perçoivent un taux d’intérêt majoré d’une partie de la marge des crédits.

Les echos.fr abordent, quant à  eux, le rôle de la titrisation dans le déclenchement de la crise financière actuelle en faisant référence à  la revue semestrielle de la Banque de France (voir lien ci-dessous).

« Le déclenchement des turbulences financières depuis l’été 2007 montre que la dispersion du risque sur les marchés de capitaux s’est avérée moins efficace qu’anticipé », écrivent-ils.

La « titrisation » est notamment pointée du doigt. Cette technique financière consistant à  revendre des créances ou des actifs sur les marchés financiers « a permis au système financier de restructurer et de répartir les risques » mais a « aussi rendu les banques et les marchés plus interdépendants », notent les auteurs.

Autre lien utile:

  • Banque de France: Revue de la stabilité financière, Numéro Spécial « Liquidité ».

    Veilleur et spécialiste en cybersécurité

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