La Société Générale au coeur de l'actualité

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En septembre 2007, Calyon annonçait une perte de 250 millions d’Euros due à  un trader indélicat. Aujourd’hui c’est au tour de la Société Générale d’annoncer une fraude de près de 5 milliards d’Euros. Et demain alors?


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Voici donc un retour sur les principaux faits et éléments connus à  ce jour.

Un système de contrôle interne mis en défaut

L’affaire démarre le 18 janvier dernier comme le présente la note explicative publiée cette semaine par la Société Générale. Elle rappelle la chronologie des faits au sein de la banque et présente le mode opératoire du trader ainsi que les mesures exceptionnelles mises en oeuvre pour réduire l’exposition temporaire de la banque d’environ 50 milliards d’Euros.

Depuis le 24 janvier, les faits s’enchaînent comme le rappelle cette chronologie ici. Passée l’annonce, la machine juridique se met en marche. Une perquisition a lieu au domicile du trader incriminé, ainsi que chez son frère. La brigade financière se rendra également le même jour au siège administratif de la Société Générale à  La Défense afin de recueillir une série de documents utiles à  l’enquête.

L’ampleur de cette affaire a appellé de nombreux acteurs à  intervenir, comme le Président Nicolas Sarkozy qui souhaite que les dirigeants assument leurs responsabilités ou son Premier Ministre François Fillion qui regrette d’avoir été informé tardivement et attend un rapport détaillé pour le 4 février prochain. Bien entendu, les principaux organismes bancaires et de réglementation français (AMF, Banque de France, Fédération bancaire française) ont également été consultés.

Dans ce contexte, le PDG Daniel Bouton reste dans une position délicate. Le mercredi 30 janvier le conseil d’administration confirme pourtant son maintien dans ses fonctions de PDG à  l’unanimité du conseil d’administration de la Banque. Au cours de cette session, le conseil d’administration a également décidé de mettre en place un comité spécial indépendant chargé de gérer la crise.

Dans ce climat tendu, un autre événement vient mettre de l’huile sur le feu: Un administrateur de la Société Générale a vendu près de 90 millions d’Euros d’actions de cette banque le 9 janvier dernier, soit quelques jours avant l’annonce du cas de fraude. Une situation qui vaut le dépôt d’une plainte pour délit d’initiés et manipulation de cours par le représentant d’une centaine de petits actionnaires.

Au terme de cette semaine, ce sont les rumeurs de rachat que la presse soulève … par BNP Paribas (confirmée ici)? par le Crédit agricole (envisagée ici)? ou un autre grand groupe étranger? ou la Société Générale restera-t-elle la Société Générale?

A suivre donc.

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